PRELE
Variété : Equisetum arvense
Famille des Equicétacées.Partie utilisée : parties aériennes recueillies au printemps.
Principales Utilisations :
Arthrose, arthrite, ostéoporose, fragilité des ongles et des cheveux, infections urinaires...
DESCRIPTIF
Cette plante vivace de 20 à 50 cm de haut présente deux types de tiges : les tiges fertiles et les tiges stériles. Dans les deux cas, les feuilles sont réduites à des simples collerettes situées au niveau des nœuds des tiges et rameaux, sous forme d'une courte gaine dentée. Chez cette espèce, cette gaine porte de 6 à 12 dents, de couleur sombre.
La prêle des champs, comme les fougères et les mousses, ne fleurit pas et ne produit pas de graines. Elle se reproduit à l'aide de spores que portent les tiges brunes fertiles qui sortent tôt au printemps. Ce sont aux tiges vertes, qui apparaissent par la suite, qu'on attribue des vertus médicinales.
HISTORIQUE
Elle est présente sur Terre depuis 250 millions d’années ce qui témoigne de son extraordinaire vitalité et de son contenu en principes fondateurs de la vie.
Au XVIIe siècle, en Europe, on utilisait la prêle des champs pour soigner les blessures et les inflammations cutanées, ainsi que pour traiter les calculs rénaux. Son emploi pour traiter les troubles de l’appareil urinaire est également signalé en médecine ayurvédique (médecine traditionnelle de l’Inde) et chez plusieurs tribus amérindiennes. La plupart de ces usages ont persisté jusqu’à aujourd’hui.
Comme en témoigne une de ses appellations communes - herbe à récurer -, la prêle des champs a souvent été utilisée pour récurer et pour polir les métaux et le bois. On attribue généralement cet usage à sa teneur en silice et en saponines. Dans certaines contrées, on avait également l'habitude d'en attacher quelques tiges à la queue des chevaux qui pouvaient ainsi mieux chasser les mouches qui les importunaient. Voilà donc d’où vient l’un de ses noms communs tant en français qu’en anglais
COMPOSANTS
La Prêle est un véritable réservoir de silice; ses cendres en contiennent jusqu’à 80 % et, en examinant l'arête des feuilles avec une loupe, il arrive qu'on y distingue de petits cristaux de ce minéral auquel nous devons, entre autres pierres de valeur, le quartz, l'améthyste, l'agate et l'opale. Cependant ce n'est pas sa seule richesse; elle renferme également du calcium, sodium, fer, manganèse, potassium, soufre, magnésium, du tanin, un complexe d'alcaloïdes et un glucoside amer, lequel lui donne la saveur qui lui a valu son nom: « âpre au goût » se disant asper en latin, on l'appela asperella qui devint «asprèle» puis «prêle».
PROPRIETES
La majorité de ses propriétés provient de sa richesse en silicium :
• la prêle est la plante reminéralisante par excellence active sur l’ostéoporose et toutes les formes de déminéralisation ou fragilités osseuses.
• elle régule le métabolisme du calcium dont elle élimine les excès : calcification tendineuses, épines calcanéennes, certaines lithiases rénales.
• elle renforce les tissus conjonctifs : tendons, ligaments, tissus de soutien des organes, parois veineuses et artérielles (varices, hémorroïdes, varicosités, anévrisme).
• elle maintient l’élasticité des tissus notamment peau et artères en provoquant la synthèse de l’élastine ; en outre la prêle s’oppose à l’action de l’élastase, enzyme qui provoque la dégradation de l’élastine ce qui entraine des scléroses.
• elle est active sur tous les problèmes articulaires, arthrose, arthrites, raideurs, craquements, inflammation, douleurs.
• elle redonne force et tonus musculaire.
• elle permet une amélioration des performances cérébrales qui déclinent avec l’âge ; l’efficacité du silicium en prévention de la maladie d’Alzheimer a été démontrée.
• elle régularise divers métabolismes, cholestérol, glycémie, hypertension artérielle, métabolisme hépatique, dans lequel le rôle bénéfique du silicium a été démontré.
• elle ralentit le vieillissement, notamment le vieillissement de la peau ; son action est spectaculaire sur les ongles et cheveux fragiles.
Les besoins du corps humain en silicium sont connus : 6mg/jour au niveau cellulaire. Malheureusement l’alimentation actuelle est de plus en plus carencée en silicium et nous devons puiser dans notre capital de naissance lequel commence à baisser dès l’âge de huit ans. La perte est de 50% à l’âge de 25 ans alors qu’apparaissent les premiers signes de vieillissement et devient très importante à partir de 50 ans. Une grande partie des problèmes de santé corrélés à l’âge sont en fait dus aux carences en silicium comme l’indique la littérature scientifique internationale.
Parmi ses nombreuses actions, le silicium est nécessaire à la synthèse du collagène, constituant des tendons, ligaments et autres tissus conjonctifs, nécessaire à la synthèse de l’élastine qui assure l’élasticité des tissus notamment artères et peau, nécessaire à la synthèse des protéoglycanes qui entrent dans la composition des cartilages, d’où le rôle articulaire fondamental du silicium. Il potentialise l’action du zinc, du cuivre et du fer qui interviennent dans plus de 250 réactions biochimiques de l’organisme.
Ainsi la carence en silicium ralentit tous les métabolismes. A partir de 50 ans, âge où le vieillissement s’accélère, une supplémentation en silicium est quasiment indiquée chez chacun.
Mais toutes les formes de silicium ne sont pas assimilables par le corps humain. Seul le silicium lié au carbone, dit silicium organique, est assimilable. Dans la nature, il se trouve dans les plantes à des proportions variables. Sa synthèse chimique, réussie par des chercheurs français (Duffaut, Janet et Le Ribault) est récemment interdite dans toute l’Europe et seul le silicium organique d’origine naturelle est désormais légalement disponible.
Outre les propriétés générales du silicium, elle présente des propriétés particulières décrites dans la monographie de la pharmacopée européenne :
• Elle stimule les fonctions rénales d’élimination et d’épuration, ce qui la différencie des autres plantes riches en silice, notamment l’ortie connue pour ralentir les fonctions rénales, ce qui constitue à terme un danger ; la prêle au contraire les stimule, permettant ainsi son utilisation prolongée en cas de supplémentation en silicium pour problèmes chroniques.
• elle est active sur tous les problèmes de voies urinaires quels qu’ils soient
• elle est anti œdémateuse, constituant ainsi un complément aux cures amaigrissantes
• elle est anti-inflammatoire et anti bactérienne
• elle stimule l’immunité
• elle est cicatrisante, particulièrement utile en cas de retard de cicatrisation et d’ulcère chronique
• en Allemagne elle est réputée favoriser la cicatrisation des lésions cancéreuses
• elle a des propriétés hémostatiques
• elle s’oppose à l’action de l’élastase.